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Un système éthylotest antidémarrage pour limiter le risque routier

Le système éthylotest antidémarrage (EAD) empêche le démarrage du véhicule si le conducteur présente un taux d’alcool supérieur au seuil légal, permettant de prévenir la conduite sous influence, de protéger les usagers de la route et de renforcer la sécurité et la responsabilité dans les flottes professionnelles.

Un système éthylotest antidémarrage pour limiter le risque routier
Publié le 17 novembre 2025
Modifié le 18 novembre 2025
Secteur d’activité : Transport routier de marchandises
Risques : Risque routier
Type de ressource : Solutions / Equipement

 Descriptif technique 

L’EAD est un dispositif électronique relié au circuit de démarrage du véhicule. Avant chaque mise en route, le conducteur doit souffler dans un embout relié à un capteur électrochimique qui mesure instantanément le taux d’alcool dans l’air expiré.  

Si le résultat dépasse le seuil programmé (généralement 0,09 mg/L d’air expiré), le démarrage est bloqué. 
Le système comprend une unité de contrôle, un capteur d’alcool, un relais de coupure moteur et une mémoire interne enregistrant les essais, résultats et démarrages. 

Certains modèles disposent d’un enregistreur de données (avec date, heure et résultat), voire d’une fonction de transmission à distance via une liaison GPS ou Bluetooth, permettant un suivi par l’entreprise ou les autorités. 
Les versions récentes sont homologuées selon la norme NF EN 50436 et fonctionnent sur alimentation 12 ou 24 volts, adaptées aux véhicules industriels. 

Bénéfices attendus 

Sur le plan de la santé / sécurité du travailleur 

  • Prévention du risque routier : empêche la conduite si le conducteur présente un taux d’alcool supérieur au seuil légal, évitant les pertes de vigilance ou de contrôle du véhicule. 
  • Réduction des accidents graves et mortels : limite les collisions, dérapages et erreurs de manœuvre liées à l’altération des réflexes. 
  • Protection du conducteur et des tiers : sécurise les piétons, collègues et autres usagers lors des déplacements sur route ou en zone de manœuvre. 
  • Renforcement de la responsabilité individuelle : le système incite à une conduite sobre et à une attitude préventive vis-à-vis des risques routiers. 
  • Diminution du stress professionnel : offre une preuve objective du respect des règles, évitant les suspicions internes ou les sanctions injustifiées. 
  • Amélioration durable des comportements de conduite : favorise une culture de sécurité et de vigilance au sein des équipes. 

Sur le plan de la performance de l’entreprise 

  • Réduction des couts liés aux accidents de la route : diminue fortement le risque d’accidents graves liés à la conduite sous influence, limitant les pertes humaines et matérielles. 
  • Diminution des coûts d’exploitation : baisse des frais d’assurance, de réparation et d’indemnisation liés aux sinistres évitables. 
  • Prévention des risques juridiques : démontre la mise en œuvre d’une politique active de sécurité, réduisant la responsabilité pénale et civile de l’employeur. 
  • Amélioration de l’image et de la réputation : valorise l’entreprise comme acteur responsable et engagé dans la prévention routière. 
  • Renforcement de la conformité réglementaire : répond aux obligations de sécurité applicables dans les secteurs à risque (transport de voyageurs, matières dangereuses, logistique). 
  • Traçabilité et contrôle interne : les enregistrements d’utilisation offrent une preuve objective de la vigilance des conducteurs et de la bonne application des règles internes. 
  • Climat social apaisé : instaure une relation de confiance fondée sur la transparence et la prévention plutôt que la sanction. 

Indications de mise en œuvre 

 Depuis 2024, les véhicules répondant à la réglementation GSR2 sont équipés d’une interface permettant l’installation d’éthylotest anti-démarrage. 

Avant d’installer un EAD : 

  • Choisir un dispositif homologué et installer par un professionnel agréé. 
  • Informer et consulter le personnel (CSE, conducteurs). 
  • Garantir la conformité RGPD des données éventuellement enregistrées. 
  • Tenir à jour les certificats de calibration et d’installation. 
  • Encadrer juridiquement l’usage du dispositif dans le règlement intérieur. 

Sur le plan du droit du travail et l’information du personnel 

L’installation d’un EAD dans un véhicule de flotte doit être portée à la connaissance des salariés concernés avant la mise en service. 

Si le dispositif implique un contrôle individuel du taux d’alcool, il s’agit d’un outil de contrôle des salariés, soumis à : 

  • Une information et consultation préalable du CSE (Comité Social et Économique). 
  • Une modification du règlement intérieur, si l’entreprise en possède un. 
  • Une information écrite et claire remise à chaque conducteur sur le fonctionnement, les conséquences et les procédures en cas de refus de test ou d’alarme. 

Les résultats ne peuvent être utilisés qu’à des fins de sécurité et non pour sanctionner sans procédure préalable. 

Sur le plan de la protection des données personnelles (RGPD) 

Si le dispositif enregistre ou transmet des données (taux mesurés, identifiant du conducteur, heure, lieu), celles-ci sont considérées comme des données personnelles. 

L’entreprise doit : 

  • Informer le conducteur du fonctionnement du système et des données collectées. 
  • Justifier l’usage du dispositif par un objectif légitime de sécurité routière. 
  • Garantir la confidentialité, la limitation d’accès et la durée de conservation des données. 
  • Éviter toute utilisation détournée à des fins disciplinaires non prévues par le règlement intérieur. 
  • Le cas échéant, déclarer le traitement à la CNIL ou le mentionner dans son registre RGPD. 

Sur le plan de la responsabilité et de la traçabilité par l’entreprise 

L’entreprise est tenue de s’assurer du bon entretien et de la calibration périodique du dispositif (tous les 6 à 12 mois selon le modèle). 

En cas d’accident, le journal de données du système peut être demandé pour prouver la conformité ou la défaillance du dispositif. 

Si un EAD est imposé dans le cadre d’une mesure judiciaire (suite à condamnation), son installation et son suivi doivent être réalisés exclusivement par un prestataire agréé par l’État (liste disponible via la Délégation à la Sécurité Routière). 

L’EAD protège juridiquement l’entreprise en prouvant la mise en œuvre de mesures de prévention contre la conduite sous influence. 

Toutefois, l’entreprise doit veiller à ne pas déléguer à tort la responsabilité du bon fonctionnement du dispositif au seul conducteur : 

  • Elle reste responsable de la maintenance, de la conformité et de la calibration. 
  • Elle doit conserver la preuve d’entretien et d’étalonnage.

Disponible en première et en seconde monte. 

Enjeux S&ST

4/5

Enjeu juridique

5/5

Enjeu sinistralité

5/5

Ressources associées

Le système d’information d’angles morts côté passager

Le Système d’information d’angles morts côté passager détecte la présence de piétons, cyclistes ou véhicules dans les zones non visibles du conducteur, réduisant considérablement les risques d’accident lors des changements de direction ou manœuvres, et améliorant la sécurité du conducteur et des usagers vulnérables.

Un système de détection d’obstacles avant

Le système de détection d’obstacles avant pour poids lourds utilise des capteurs radar et de caméra pour surveiller la zone située devant la cabine et alerter le conducteur en cas de présence d’un obstacle, d’un piéton ou d’un cycliste. Il permet de prévenir les collisions à faible vitesse et d’améliorer la sécurité lors des manœuvres ou démarrages en milieu restreint.

Un système de détection d’obstacles en marche arrière

Le système de détection d’obstacles en marche arrière avertit le conducteur de la présence d’obstacles, de personnes ou de véhicules derrière le camion lors des manœuvres, permettant de prévenir les collisions, protéger les piétons et réduire les risques d’accidents de recul.

Une Caméra de recul et 360 ° pour sécuriser les manœuvres

Le système de caméra de recul et 360° permet au conducteur de visualiser en temps réel l’environnement complet du véhicule, supprimant les angles morts et réduisant drastiquement les risques d’accident lors des manœuvres, tout en améliorant la sécurité du conducteur, des piétons et des autres usagers.

Une aide au changement de voie pour limiter le risque routier

Le système d’aide au changement de voie détecte la présence de véhicules ou d’obstacles dans les angles morts latéraux du camion et alerte le conducteur avant toute manœuvre dangereuse, contribuant ainsi à prévenir les collisions latérales, à protéger les usagers vulnérables et à améliorer la sécurité routière globale.

Une alerte de survitesse pour limiter le risque routier

Le système d’alerte de survitesse contrôle en temps réel la vitesse du véhicule et avertit le conducteur en cas de dépassement des limites autorisées grâce à des alertes sonores ou visuelles. Il permet de prévenir les accidents liés à la vitesse excessive, d’encourager une conduite plus sûre et régulière, et de renforcer la sécurité routière pour le conducteur comme pour les autres usagers.

Un signal de freinage d’urgence à l’arrière pour éviter les collisions

Le signal de freinage d’urgence à l’arrière avertit les conducteurs suivants d’un freinage brutal ou d’un ralentissement soudain, réduisant ainsi le risque de collision par l’arrière. Ce système permet de réduire significativement les risques de collisions arrière, tout en améliorant la sécurité du conducteur, des passagers et des autres usagers de la route.