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Malaises mortels au travail : une nouvelle étude de l’INRS pour mieux comprendre et prévenir

Malaises mortels au travail : une nouvelle étude de l’INRS pour mieux comprendre et prévenir
Publié le 10 juin 2026
Secteur d’activité : Tous secteurs

Les malaises mortels représentent aujourd’hui une part majeure des accidents du travail en France. À l’occasion du 38e Congrès national de médecine et de santé au travail, l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) publie une nouvelle étude visant à mieux comprendre ces événements et à identifier des leviers de prévention adaptés.

Une part majoritaire des accidents du travail mortels

En 2024, environ 760 décès accidentels en lien avec le travail ont été reconnus par l’Assurance maladie – Risques professionnels. Parmi eux, près de 60 % correspondent à des malaises mortels, c’est-à-dire des décès survenus sur le lieu ou à l’occasion du travail sans cause externe identifiée (traumatisme, hémorragie, électrocution…).

L’étude menée par l’INRS confirme que dans plus de 8 cas sur 10, ces malaises correspondent à des morts subites cardiaques, principalement liées à un infarctus du myocarde.

 

Des profils de victimes mieux identifiés

L’analyse des cas survenus entre septembre 2023 et février 2025 met en évidence des caractéristiques récurrentes :

  • 88 % des victimes sont des hommes
  • L’âge médian est de 53 ans
  • Les professions les plus représentées sont :
    • les conducteurs de poids lourds (15 %)
    • les cadres et directeurs (8 %)
    • les agents d’entretien et métiers qualifiés du bâtiment (3 %)

L’étude souligne également que :

  • dans 83 % des cas, l’activité était habituelle
  • dans 73 % des cas, la victime était seule au moment du malaise, sans être nécessairement en situation de travail isolé

 

Des facteurs de risques professionnels identifiés

Les récits d’accidents analysés permettent de mettre en évidence plusieurs facteurs de risques présents dans les situations de travail :

  1. activité physique et manutention
  2. horaires atypiques (travail de nuit ou posté)
  3. exposition à des ambiances thermiques (froid ou chaleur)
  4. situation de travail particulière, notamment l’isolement

 

Ces éléments constituent des facteurs susceptibles de contribuer au risque cardiovasculaire.

 

Trois axes de prévention à renforcer en entreprise

Au regard de ces constats, l’INRS met en avant plusieurs leviers d’action pour les entreprises :

 

1. Agir sur les facteurs de risques cardiovasculaires

Il s’agit de réduire l’exposition aux contraintes physiques, organisationnelles ou environnementales identifiées dans les situations de travail.

 

2. Améliorer l’organisation des secours

L’INRS souligne la nécessité :

  • de former davantage de sauveteurs secouristes du travail (SST)
  • de sensibiliser les salariés aux gestes de premiers secours (alerte, massage cardiaque, utilisation d’un défibrillateur)

 

3. Renforcer le suivi de l’état de santé des travailleurs

La visite de mi-carrière, réalisée par les services de prévention et de santé au travail, est identifiée comme un moment clé pour :

  • évaluer le risque cardiovasculaire
  • informer les salariés sur les signes d’alerte

L’étude rappelle que, dans de nombreux cas, des symptômes avaient été ressentis dans les heures ou jours précédant le malaise, mais n’avaient pas été pris en compte. 

 

Un enjeu de prévention majeur

Ces travaux confirment que les malaises mortels surviennent le plus souvent dans des situations de travail habituelles et qu’ils sont fortement liés au risque cardiovasculaire.

 Ils soulignent la nécessité d’une approche globale de prévention, intégrant à la fois :

  • l’organisation du travail
  • la capacité de réaction en cas d’urgence
  • et le suivi de la santé des salariés

Retrouver l’article de l’INRS sur lien suivant 

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